
Alex St-Jean
Outre l’utilisation du bois massif, le bâtiment met en œuvre différentes stratégies de conception durable et innovantes. Parmi celles-ci, notons l’usage d’un système de contreventement en acier. L’équipe de conception a développé cette solution économique, facile à intégrer et rapide à installer, qui présente une empreinte environnementale réduite en comparaison aux systèmes de contreventement en béton, grâce à un volume d’acier réduit. Le recours à des chapes acoustiques sèches a permis de réduire l’empreinte carbone du bâtiment, en évitant les chapes traditionnelles en béton coulé. Sofix, un produit québécois développé par l’entreprise AcoustiTECH, a été privilégié dans ce cas.
Parce que la beauté d’une structure en bois massif figure parmi les principaux bénéfices de ce mode constructif, Hugo Gagnon, architecte associé, concepteur principalet Sara-Jeanne Dagenais, architecte chargée de projet chez NEUF, ont mis en place différentes stratégies architecturales pour maximiser l’exposition de la structure. Dans chaque pièce, cette exposition du bois a été réfléchie de façon à s’assurer que chaque perspective soit harmonieuse. Grâce à l’attention particulière portée à l’intégration des services mécaniques, électriques et de plomberie (MEP) dans la superstructure de bois massif, les concepteurs ont réussi à exposer 50 % des plafonds.
« Réduire notre empreinte carbone par l’innovation et la collaboration fait partie intégrante de l’ADN de L2C. L’initiative CBCB met en lumière nos compétences et la qualité de nos structures à travers deschoix bas carbone mesurables et performants. »
-L2C Experts-conseils, membre de l’initiative CBCB
Enfin, l’usage du bois massif a payé d’un point de vue environnemental. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la superstructure ont été quantifiées avec GESTIMAT, mesurant avec précision le carbone intrinsèque des matériaux. La comparaison avec les émissions d’un scénario de référence, représentant un projet équivalent conçu en béton armé, permet de mettre en évidence la réduction du carbone intrinsèque possible grâce à l’utilisation du bois. L’analyse démontre une réduction des GES de 51 % du bâtiment en bois, en comparaison au scénario de référence, et ce pour la phase de production des matériaux de la superstructure. Elle estime également que ce sont 832 420 kg éq. CO2 qui ont été stockés dans la superstructure de ce bâtiment. Ces résultats confirment ainsi la contribution déterminante du bois massif à la réduction de l’empreinte carbone du projet.
Indicateurs bas carbone
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Indicateur
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Résultat
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GES de la superstructure du projet
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80 kg éq. CO2/m2
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GES évités par l’utilisation du bois
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438 928 kg éq. CO2
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Réduction des GESpar rapport au scénario de référence
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51 %
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Carbone stocké pendantl a durée de vie du bâtiment
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832 420 kg éq. CO2
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