Renaturaliser les surfaces asphaltées, ça paye ! Centre d'écologie urbaine

Grâce au soutien financier de la Ville de Montréal, au soutien technique et logistique de la Soverdi, ainsi qu’à l’apport des terrains et d’un support financier des propriétaires privés, le Centre d’écologie urbaine a lancé un tout nouveau projet pilote de déminéralisation sur le domaine privé situé sur le territoire de la Ville de Montréal.

Cette initiative, menée de mai à décembre 2024, cible les propriétés commerciales, institutionnelles et communautaires dans les zones vulnérables aux changements climatiques, afin de transformer des espaces minéralisés en espaces verts. Deux sites ont été déminéralisés dans des zones prioritaires à verdir, pour un total de 350 mètres carrés d’asphalte retirés.

 

 

Q. Pourquoi est-il nécessaire d’impliquer les propriétaires privés dans des projets de déminéralisation ?

L’implication des propriétaires privés est cruciale, car ils possèdent des espaces stratégiques en milieu urbain, souvent minéralisés. Ces espaces, une fois verdis, augmentent la rétention des eaux pluviales, créent des îlots de fraîcheur et favorisent le retour de la biodiversité. Les espaces publics à verdir étant de plus en plus rares, les propriétaires privés représentent un levier essentiel pour verdir la métropole et lutter contre les changements climatiques. Dans le cadre de ce projet pilote, les propriétaires participants bénéficient de subventions et d’un accompagnement par la Soverdi et le Centre d’écologie urbaine. Ils contribuent également à une petite part du financement des travaux de déminéralisation, qui seront suivis par la plantation d’arbres et de végétaux.

Cour arrière de la coopérative d’habitations Les bons amis, dans l’arrondissement de Verdun, déminéralisée à l’automne 2024.

 

Q. En quoi la déminéralisation permet de bâtir des villes plus équitables et résilientes ?

Cette démarche d’adaptation aux changements climatiques en milieu urbain, où il existe une présence accrue de surfaces minéralisées, peut significativement atténuer les effets des îlots de chaleur urbains et des précipitations abondantes. Grâce à l’augmentation des zones végétalisées, il est possible de réduire les températures ambiantes et d’améliorer la qualité de vie des résident·es. Certains groupes ou territoires étant affectés de manière disproportionnée par les changements climatiques, les propriétaires privés qui passent à l’action dans ces secteurs vulnérables deviennent des acteurs clés pour favoriser l’accès à un environnement naturel de qualité, équitablement réparti et inclusif. Le Centre reste à disposition des propriétaires intéressés par cette démarche pour leur offrir un soutien à chaque étape de transformation de leurs terrains.

ecologieurbaine.net/projetville


Articles récents

Octobre 1866 : Saint-Sauveur brûle

Octobre 1866 : Saint-Sauveur brûle

Il y a 160 ans, un violent incendie ravage le quartier Saint-Sauveur à Québec. Après douze heures de lutte contre les flammes, plus de 2 500 maisons sont réduites en cendres.


Lire la suite
Le piège de l’optimisation : pourquoi un excès d’efficacité nous rend fragiles

Le piège de l’optimisation : pourquoi un excès d’efficacité nous rend fragiles

Nouveau Projet propose un balado de The Great Simplification. À force de vouloir tout optimiser, du temps de travail à nos chaines d’approvisionnement, avons-nous sacrifié notre capacité de résilience


Lire la suite
Un lien entre urbanisme solitaire et décroissance du langage

Un lien entre urbanisme solitaire et décroissance du langage

Le magazine Usbek & Rica traite d’une étude américaine qui révèle que le nombre de mots utilisés chaque jour est en décroissance.Parmi les causes, les réseaux sociaux et l’aménagement des villes.


Lire la suite
Magazine FORMES
6 numéros pour seulement 29,95 $

Restez informé avec
notre infolettre

M’inscrire...
Merci pour votre inscription, vous devez maintenant confirmer votre abonnement par courriel. Consultez votre boîte de réception.

Vous n’avez pas de compte ?

Créer un compte