Pour rompre avec cette fatalité, la ville doit déployer des dispositifs agiles, rapides avant les prochaines vagues de chaleur. Pour les façades orientées sud et ouest, les interventions immédiates sur l’espace public :
- Supprimer le bitume des trottoirs sur les côtés les plus exposés, retrouver une pleine terre végétalisée urbaine « en creux », capable de retenir la rosée du matin pour rafraîchir l’air ambiant.
- Échafaudages climatiques temporaires : installer des structures passives légères le long des façades exposées. Indépendantes du bâti, elles serviraient de tuteurs à une végétation grimpante rapide et permettraient d’accrocher des vélums solaires pour protéger les murs, les fenêtres et les toits du rayonnement direct.
- Ouverture vers la rue et stratégie des « riads parisiens » : inciter et aider les copropriétés à transformer leurs cours intérieures minérales en y introduisant de la végétation en pleine terre et, si possible, des points d’eau. Ouvrir intelligemment ces cours vers la rue permettrait de créer des appels d’air indispensables la nuit.
Ensuite :
- Le retour des volets en bois.
- Une isolation thermique adaptée au bâti ancien.
- La restructuration lourde des appartements mono-orientés.
- Des systèmes de rafraichissement à réinventer par la géothermie, les cheminées thermiques, le brassage d’air rafraichi…
Des mesures de première urgence, simples, rapides à mettre en œuvre. Elles constituent notre bouclier immédiat, le temps de mener une réflexion plus profonde sur ce que doivent devenir les villes du XXIe siècle comme Paris.
Consulter son profil LinkedIn