Salon de Montrouge – Œuvres artistiques et écologie Ville de Montrouge

Le Salon de Montrouge se tiendra du 13 octobre au 1er novembre 2022 au Beffroi de Montrouge. Rendez-vous incontournable de l’art contemporain, ce salon est un véritable tremplin dédié à la découverte des artistes émergents. Pour l’édition 2022, placée sous le commissariat de Work Method (Guillaume Désanges et Coline Davenne), l’événement met en avant la thématique de l’écologie dans les œuvres de certains artistes.

Un aperçu de la prochaine édition.

L’écologie – Cohabitation avec le vivant

Les membres du comité ont choisi des travaux se démarquant par leur ambition formelle, politique et écologique. La sélection finale, riche d’une diversité de pratiques explorant des savoir-faire artisanaux et des techniques industrielles ou numériques, offre un aperçu de l’actualité foisonnante de la création contemporaine émergente. Dans la forme, les artistes déploient une pensée critique sur les enjeux sociétaux et ouvrent des champs de réflexion essentiels sur les dysfonctionnements d’un système global à réinventer à l’aune de l’urgence écologique, sur l’identité et l’histoire collective, le rapport au corps et au langage, la représentation de la culture populaire ainsi que des expressions minorisées.

Les arts visuels ont toujours entretenu un rapport fort avec la nature et le vivant. La nature est une source d’inspiration artistique qui a été représentée sous toutes ses formes : métaphorique dans les portraits de la Renaissance, sauvage et expressif dans le romantisme et expérimental dans l’impressionnisme.

Comme les autres champs de la pensée et la création en Occident, la naissance d’une pensée écologique est concomitante à celle de l’avènement de l’industrie et de la technologie (fin XIXe siècle). Mais c’est d’abord aux États-Unis que l’art écologique apparaît dès la fin des années 1960 dans l’art contemporain. On y retrouve plusieurs formes d’art comme le « Land Art » créé à partir de matériaux naturels bruts comme l’air, le sable, la pierre ou encore l’eau.

Aujourd’hui, les artistes prenant davantage conscience de la fragilité de l’environnement et voyant la biodiversité atteinte par le changement climatique s’engagent et créent de nouvelles formes d’expression faisant écho au mouvement écologique. Ainsi, la nature dépasse-t-elle sa dimension esthétique, devenant le cœur d’une revendication politique et sensibilisant le public aux enjeux environnementaux actuels.

Elsa Brès

Love canal (2017) © film d’Elsa Brès

Elsa Brès s’attache dans ses films et installations à des formes de résistance dans les paysages socio-naturels contemporains. Ses projets, mêlant recherches, récits et expérimentations, sont ancrés dans le temps long et dans les territoires auxquels elle est liée. Dans son travail, elle explore les thématiques écologiques du vivant, des relations inter-espèces, de la cartographie et de la relation au paysage.

Pascale Rodarie

La Femme qui pleure (73 x 93 cm) © Pascale Rodarie

Pascale Rodarie est une artiste qui élabore d’étonnants dessins à partir de compresses médicales. Ornées de motifs, celles-ci sont parsemées de pointillés et hachures dessinés à la peinture à l’huile, signées d’une croix rouge. Ces compositions abstraites laissent parfois surgir des figures humaines, sortes de figures tutélaires nous invitant à panser la nature et les hommes.

Silvanna McNulty

Sans titre (2022) – Techhnique mixte © Marie Deteneuille

Silvanna McNulty réalise des installations textiles et sculptures formant des assemblages hétéroclites de matériaux. Elle exposera des travaux constitués de feuilles et de peaux d’orange pour aborder la réparation de la nature de manière métaphorique. Elle s’intéresse à la structure et aux qualités de la matière, et cherche à confronter des atmosphères incompatibles.

Abdessamad El Montassir

Galb'Echaouf (2021) © film d’Abdessamad El Montassir

En prenant comme toile de fond le Sahara et son histoire, Abdessamad El Montassir rend audible à travers ses films et photographies les micro-histoires et mémoires individuelles, et explore les traumatismes et l’écriture des récits collectifs. À travers le paysage, témoin des événements qui se sont déroulés, il réactive des récits oubliés. Dans un même temps, son œuvre met en avant la capacité des plantes et les éléments non humains à agir sur le monde, voire même à le transformer ou à l’influencer.


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